Votre site WordPress vient d’être mis en ligne, ou il tourne depuis des années sans que personne n’y touche vraiment ? Dans les deux cas, la même question se pose : qui s’en occupe maintenant, et qu’est-ce que cela recouvre exactement ?
Cet article liste les tâches qu’une maintenance WordPress doit couvrir. Si vous préférez les confier à quelqu’un, mon contrat de maintenance WordPress les prend en charge chaque mois.
Je suis Clément, freelance WordPress depuis plus de 20 ans, et je maintiens aujourd’hui une cinquantaine de sites pour mes clients. Voici les prestations de maintenance WordPress que je considère comme indispensables, que vous passiez par moi, par une agence ou que vous vous en chargiez vous-même. Servez-vous de cette liste pour comparer les devis : deux contrats au même prix ne couvrent pas forcément la même chose.
Les 7 prestations de maintenance WordPress à exiger dans un contrat
- Les mises à jour de WordPress, du thème et des plugins, testées après coup
- Des sauvegardes automatiques, stockées hors du serveur, avec restauration
- La sécurité : surveillance, pare-feu, protection des connexions, SSL
- La maintenance du serveur : PHP, MySQL, Apache
- Le suivi des performances
- Le dépannage quand quelque chose casse
- Un référent dédié, qui connaît votre site
Les trois premières figurent dans presque tous les contrats. Les quatre suivantes sont celles qu’on oublie de vérifier, et ce sont elles qui font la différence le jour où il y a un problème.
Mises à jour de WordPress, du thème et des plugins
WordPress publie plusieurs versions par an, et chaque plugin suit son propre rythme. Un site qui compte vingt extensions reçoit facilement plusieurs mises à jour par semaine. La plupart corrigent des failles de sécurité : les laisser en attente, c’est laisser une porte ouverte connue de tout le monde.
Cliquer sur « Mettre à jour » ne suffit pas. Une mise à jour peut casser un formulaire, décaler une mise en page ou bloquer le tunnel de commande d’une boutique. Un bon contrat prévoit donc une sauvegarde avant, une vérification du site après, et un retour en arrière possible. Demandez à quelle fréquence les mises à jour sont faites (chaque semaine est un bon rythme) et ce qui est contrôlé ensuite.
Sauvegardes automatiques et restauration
Trois questions à poser à votre prestataire : à quelle fréquence, où, et combien de temps faut-il pour restaurer ?
Une sauvegarde quotidienne des fichiers et de la base de données est le minimum pour un site qui vit. Elle doit être stockée ailleurs que sur le serveur du site : si l’hébergement tombe ou si le site est piraté, une sauvegarde rangée au même endroit disparaît avec lui. Il faut aussi conserver plusieurs semaines d’historique, car un piratage se découvre parfois longtemps après l’intrusion.
Une sauvegarde qu’on n’a jamais restaurée reste une hypothèse. La restauration doit faire partie de la prestation, et pas être facturée en supplément le jour où vous en avez besoin.
Sécurité : bloquer les attaques avant qu’elles n’aboutissent
WordPress fait tourner une grande partie du web, ce qui en fait la cible favorite des robots qui testent des mots de passe et des failles connues, jour et nuit. La maintenance doit inclure une surveillance des vulnérabilités publiées sur vos plugins, un pare-feu applicatif, la limitation des tentatives de connexion, la double authentification sur les comptes administrateurs, un scan régulier des fichiers et un certificat SSL valide et renouvelé.
Pensez aussi aux comptes utilisateurs : l’ancien stagiaire ou l’ancienne agence qui ont encore un accès administrateur sont un risque bien réel. Un contrat sérieux fait le ménage régulièrement.
Maintenance du serveur : PHP, MySQL, Apache
C’est l’angle mort de beaucoup de contrats de maintenance WordPress, qui s’arrêtent au tableau de bord du site. Or WordPress repose sur une pile technique qui vieillit elle aussi.
PHP d’abord. Chaque version n’est maintenue que quelques années, puis ne reçoit plus aucun correctif de sécurité. Beaucoup de sites tournent encore sur une version abandonnée, tout simplement parce que personne n’est allé changer le réglage chez l’hébergeur. Passer à une version récente améliore la sécurité et souvent la vitesse, mais cela se prépare : un vieux plugin ou un thème non maintenu peut afficher une page blanche après la bascule. Il faut tester avant, et pas en production un lundi matin.
Même logique pour la base de données (MySQL ou MariaDB) et pour le serveur web (Apache, Nginx ou LiteSpeed selon les hébergeurs). Sur un hébergement mutualisé, l’hébergeur les met à jour lui-même, mais le choix de la version de PHP reste presque toujours à votre charge. Sur un serveur dédié ou un VPS, tout vous revient : mises à jour du système, pare-feu, certificats, surveillance de l’espace disque.
Avant de signer, demandez qui s’occupe de cette partie. Si la réponse est « ce n’est pas nous, voyez avec votre hébergeur », vous savez qu’il reste un trou dans la raquette.
Performances : un site qui reste rapide
Un site WordPress ralentit avec le temps : les images s’accumulent, les plugins s’empilent, la base de données grossit. La maintenance doit inclure un contrôle régulier des temps de chargement et des indicateurs Core Web Vitals de Google, avec les corrections qui vont avec : mise en cache des pages, compression et format moderne pour les images, nettoyage de la base, suppression des extensions inutiles.
L’enjeu dépasse le confort. Un site lent perd des visiteurs avant même l’affichage de la page, et la vitesse fait partie des critères que Google prend en compte dans son classement.
Dépannage : quand quelque chose casse malgré tout
Même bien entretenu, un site peut tomber en panne : conflit entre deux plugins, service tiers qui change son API, erreur de manipulation dans le back-office. Regardez ce que le contrat prévoit dans ce cas : le délai de prise en charge, les canaux pour joindre le prestataire (email, téléphone), et ce qui est inclus dans le forfait ou facturé en plus.
La différence entre un site rétabli en une heure et un site hors ligne pendant trois jours tient rarement à la difficulté de la panne. Elle tient au fait que quelqu’un était joignable et connaissait déjà le site.
Un référent dédié qui connaît votre site
C’est la prestation la moins technique et, d’expérience, celle qui change le plus de choses. Le jour où le site tombe, beaucoup d’entreprises découvrent qu’elles ne savent plus qui a les accès à l’hébergement, chez qui le nom de domaine est enregistré, ni qui avait installé tel plugin et pourquoi.
Un référent dédié, c’est une personne identifiée qui :
- connaît l’historique du site, son thème, ses extensions et ses particularités ;
- détient, avec vous, les accès à jour : hébergement, nom de domaine, DNS, WordPress, Google Search Console ;
- tient une documentation minimale, pour que rien ne repose sur la mémoire d’un seul individu ;
- peut restaurer le site et prendre les décisions techniques sans repartir de zéro ;
- répond à vos questions du quotidien, y compris celles qui ne sont pas des pannes.
Avec un ticket anonyme traité par un interlocuteur différent à chaque fois, vous réexpliquez votre site à chaque demande. Avec un référent, vous gagnez du temps à chaque échange, et surtout dans l’urgence.
Maintenance en interne, en agence ou avec un freelance ?
Vous pouvez tout à fait maintenir votre site vous-même, à condition d’y consacrer un créneau chaque semaine et de savoir quoi faire quand une mise à jour tourne mal. Un administrateur en interne fonctionne bien si WordPress fait réellement partie de son poste, et pas de la pile « quand j’aurai le temps ». Une agence apporte une équipe et de la continuité, souvent avec un tarif plus élevé et un interlocuteur qui change. Un freelance apporte le référent unique, avec une question légitime à lui poser : que se passe-t-il quand il est absent ?
Quelle que soit la formule, l’essentiel est d’avoir un plan écrit : qui fait quoi, à quelle fréquence, et qui appeler quand ça ne va pas. Je le dis souvent à mes clients en grossissant le trait : un site web, c’est comme une voiture. Même neuve, elle a besoin d’entretien si l’on veut éviter la panne au pire moment.
Et pour votre site ?
Ces sept prestations sont celles que j’applique aux sites que je maintiens : mises à jour hebdomadaires, sauvegardes quotidiennes, suivi Google Search Console et un point mensuel en visio, à partir de 39 € HT par mois et sans engagement. Le détail est sur la page de mon contrat de maintenance WordPress.
Une question sur la maintenance de votre site, ou un doute sur ce que couvre votre contrat actuel ? Contactez-moi, je vous réponds rapidement.
